Neuf cases vides, une définition limpide, et pourtant la réponse fait hésiter. En réalité, une seule solution s'impose avec certitude. Et si cet animal a précisément ravagé les racines de vos carottes ou laissé des monticules de terre dans votre jardin ce matin, vous allez comprendre immédiatement pourquoi il mérite ce qualificatif.
Quelle est la réponse exacte au mot croisé "rongeur nuisible" en 9 lettres ?
La réponse est CAMPAGNOL. Vérification lettre par lettre... C-A-M-P-A-G-N-O-L, soit exactement 9 lettres. Aucune ambiguïté possible.
Quelques fausses pistes circulent dans les grilles. Le MULOT ne fait que 5 lettres. Le SURMULOT en compte 8. Le RAT MUSQUÉ avec son espace n'est pas valide dans les grilles classiques. Le campagnol reste donc la seule réponse valide correspondant à la définition "rongeur nuisible" en 9 lettres dans les répertoires de référence comme le Larousse des mots croisés.
Le campagnol mérite-t-il vraiment le qualificatif de "nuisible" ?
Absolument. Le campagnol est officiellement classé ESOD (Espèce Susceptible d'Occasionner des Dégâts) dans de nombreux départements français.
La FREDON (Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles) recense chaque année les dégâts dans les zones d'élevage et les vergers, notamment dans le Massif Central, le Jura et la Vendée.
Les dommages économiques sont bien documentés et peuvent être très importants lors des phases de pullulation.
Comment identifier un campagnol et le distinguer d'un mulot ou d'une souris ?
Morphologie
Le campagnol terrestre (Arvicola scherman) a un corps trapu, une tête arrondie, de petites oreilles presque cachées dans le pelage et une queue courte ne dépassant pas la moitié de la longueur du corps, avec une taille totale comprise entre 12 et 22 cm.
Le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus) est tout le contraire, avec de grandes oreilles, de grands yeux noirs brillants et une queue aussi longue que son corps. Ce seul critère de la queue permet de les distinguer en un coup d'œil sur le terrain.
Les galeries et monticules comme signature
Le campagnol terrestre creuse des galeries souterraines à 5 à 20 cm de profondeur, créant en surface des monticules de terre aplatis sans orifice central visible. À ne pas confondre avec les taupinières, qui sont plus coniques et toujours sans orifice en surface. Des monticules côte à côte dans une prairie sont un indice très fiable de sa présence.
Quels végétaux le campagnol terrestre attaque-t-il en priorité ?
Il mange beaucoup et ne fait pas dans le détail. Ses cibles préférées sont les parties souterraines des plantes. Des carottes et betteraves creusées de l'intérieur, des bulbes de tulipes et de dahlias entièrement dévorés, des racines de pommiers rongées jusqu'à tuer l'arbre en quelques semaines. En prairie, une densité de 50 à 100 galeries au mètre carré en phase de pullulation peut détruire une pâture entière en une seule saison.
Les 8 cultures les plus vulnérables selon les signalements FREDON sont les suivantes.
- Carottes et panais (racines directement rongées sous le sol)
- Betteraves (attaques sévères au niveau du collet)
- Bulbes de tulipes, dahlias et iris (consommés intégralement)
- Pommiers et poiriers (écorce et racines rongées au collet)
- Céréales (racines sectionnées au ras du sol)
- Pommes de terre (galeries creusées à l'intérieur des tubercules)
- Luzernes et trèfles (racines sectionnées en masse sur les prairies)
- Prairies permanentes (structure du sol déstabilisée par les galeries)
Ne vous êtes-vous jamais demandé quel nuisible mange des noix ?
Le campagnol des champs (Microtus arvalis) et le campagnol terrestre sont-ils la même espèce ?
Non, ce sont deux espèces bien distinctes. Le campagnol des champs (Microtus arvalis) est un rongeur de surface qui vit dans les champs de céréales et les prairies ouvertes. Il est nettement plus petit que le campagnol terrestre et beaucoup plus visible en journée.
Le campagnol terrestre (Arvicola scherman) est un fouisseur souterrain qui cause ses dégâts en profondeur. Leurs cycles de pullulation sont également différents. Microtus arvalis suit un cycle régulier de 3 à 4 ans, tandis qu'Arvicola scherman présente des dynamiques de population plus irrégulières et localisées.
Y a-t-il d'autres rongeurs nuisibles en 9 lettres dans les grilles françaises ?
La question est pertinente pour les cruciverbistes rigoureux. Le GERBOISE fait 8 lettres, invalide. Le CHINCHILLA en compte 10, invalide. Le LOIR GRIS avec l'espace compte 8 caractères, invalide dans une grille standard.
Le PORC-ÉPIC hors tiret fait 8 caractères, invalide. Le CAMPAGNOL reste l'unique réponse valide à 9 lettres correspondant au critère "rongeur nuisible".
Peut-on lutter contre le campagnol sans recourir aux rodenticides chimiques ?
Oui, et ces alternatives sont souvent recommandées en premier par les techniciens.
Les pièges mécaniques homologués
Le piège Topcat (marque suisse largement diffusée en France) et le piège Aubry sont les deux modèles de référence utilisés par les professionnels de terrain. Posés directement dans les galeries actives, ils capturent sans appât toxique.
Les essais conduits par l'INRAE de Clermont-Ferrand montrent un taux de capture atteignant 80 % en 48 heures dans les galeries fraîchement actives.
Les prédateurs naturels et les nichoirs à rapaces
Une chouette effraie (Tyto alba) consomme entre 1 000 et 1 500 campagnols par an. L'installation de nichoirs spécifiques sur poteaux à 4 mètres de hauteur, selon les plans diffusés par l'OFB (Office Français de la Biodiversité), constitue une méthode de régulation naturelle efficace sur le long terme et sans aucun coût récurrent.
Le campagnol est-il protégé par la loi française ?
Non. Le campagnol terrestre et le campagnol des champs sont régulièrement classés ESOD dans les départements concernés, ce qui autorise leur régulation avec des méthodes homologuées.
L'arrêté ministériel du 2 septembre 2016 et les plans de lutte départementaux coordonnés par les FREDON encadrent les interventions autorisées. Aucune de ces deux espèces ne figure sur une liste de protection nationale ou européenne.
Quels signes indiquent que les dégâts sont en phase de pullulation et non isolés ?
La différence entre une présence habituelle et une pullulation change complètement la stratégie à adopter. Pour Microtus arvalis, le seuil d'alerte fixé par la FREDON Auvergne est de plus de 500 pieds de galeries actives à l'hectare en prairie.
Pour les arbres fruitiers, la présence d'écorce rongée sur plus de 50 % du collet d'un arbre indique une attaque sérieuse nécessitant une réponse immédiate.
Les indicateurs visuels d'une pullulation active sur le terrain sont les suivants.
- Monticules de terre présents sur plus de 30 % de la surface d'une prairie
- Galeries fraîchement ouvertes avec de la terre meuble et humide en surface
- Tiges de céréales coupées au ras du sol sur plusieurs rangées consécutives
- Bulbes entièrement disparus sans trace de creusement visible depuis la surface
- Collets d'arbres présentant des marques de rongure récente et fraîches
- Présence diurne des rongeurs visibles en plein champ (signe classique de surpopulation)
|
Nom commun |
Lettres |
Espèce scientifique |
Habitat principal |
Classé ESOD |
|
Campagnol |
9 |
Arvicola scherman et Microtus arvalis |
Prairie, verger, jardin |
Oui selon département |
|
Mulot |
5 |
Apodemus sylvaticus |
Forêt, jardin, lisière |
Non en général |
|
Ragondin |
8 |
Myocastor coypus |
Berges, marais, étangs |
Oui au niveau national |
|
Surmulot |
8 |
Rattus norvegicus |
Urbain, bâtiments, égouts |
Oui |
|
Rat musqué |
9 avec espace |
Ondatra zibethicus |
Zones humides, berges |
Oui |
|
Loir |
4 |
Glis glis |
Forêt, grenier, jardin |
Non, espèce protégée |
Voici en revanche le top 7 des nuisibles qui détruisent votre toiture.

Tristan
Co-Fondateur du site ProsDesNuisibles.com, Tristan st spécialisé dans les solutions numériques dédiées aux métiers de la lutte contre les nuisibles. La plateforme vise à faciliter la mise en relation entre particuliers et experts en dératisation, désinsectisation et désinfection, tout en mettant en avant des acteurs identifiés pour leur sérieux.
